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Reportages: Une Carmen impériale COMMANDER Magazine Sono N° 401
Les machines automatiques libèrent l'opéra - Public  Débutant / tout public
Source: Magazine Sono numéro 401 Page 24 - juin 2014 ::: Photos: Olivier Balagna - Texte: Olivier Balagna -  :::
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Une Carmen impériale
Crédits
Photos: Olivier Balagna - Texte: Olivier Balagna -

Bien que l'opéra demeure un haut lieu de traditions, Carmen est bien un oiseau rebelle qui apporte sur les planches un vent de liberté. Avec la mise en scène et les lumières de Philippe Arlaud, cette liberté prend la forme d'une irruption, dans la vieille cage de scène du Théâtre impérial de Compiègne, de machines automatiques. Conjuguées avec les sources traditionnelles, elles apportent légèreté, souplesse et flexibilité tout en allégeant le plan de feu. Un bel exemple de mariage réussi !

Hormis sur les grandes scènes internationales, l'opéra, comme le théâtre, répugne d'ordinaire à introduire sur les plateaux les nouvelles technologies de la lumière de spectacle. Les raisons en sont multiples. Depuis plusieurs décennies, l'extraordinaire développement des machines asservies puis, plus récemment, celui des projecteurs à LED, se sont effectués dans le cadre d'une nouvelle organisation économique du spectacle, consécutive à l'apparition croissante de nouvelles scènes dédiées au concert et à la montée en puissance des prestataires. Les logiques d'équipement des structures en ont été radicalement transformées, l'esthétique des spectacles également. De nouvelles perspectives de développement technologique se sont alors ouvertes pour les concepteurs de matériel, tandis qu'apparaissait un vaste marché permettant de renouveler très rapidement les appareils et de faire progresser les technologies. À tel point qu'il existe aujourd'hui une fracture très nette au sein des professionnels du spectacle : d'un côté, ceux qui exercent dans la lignée des théâtres que l'on dit « traditionnels » ; de l'autre, ceux qui travaillent dans l'univers des éphémères scènes de concert.

Tout semble opposer ces deux mondes : les technologies utilisées, les savoir-faire et les compétences techniques nécessaires, les logiques d'emploi et les rythmes de travail, la conception technique des scènes, les modalités économiques de leur équipement, les critères et le rythme du renouvellement des parcs de matériel. Quant à l'aspect le plus visible de ce clivage, il réside dans l'opposition radicale entre deux conceptions esthétiques de la lumière de spectacle : d'un côté, l'utilisation de sources traditionnelles avec une succession narrative de tableaux statiques organisés en séquentiel ; de l'autre, l'emploi de machines contrôlables à distance et dont la mobilité devient de plus en plus l'objet d'une mise en mouvement virtuose de la lumière, jouant à l'excès sur la recombinaison dynamique de nombreux presets.

Pourtant, ce clivage n'est pas rédhibitoire. Aujourd'hui, certains designers lumière spécialisés dans les concerts se plaisent à retrouver l'esthétique particulière des sources traditionnelles. De même, les lumières créées par Philippe Arlaud et Rémy Nicollet pour la Carmen proposée par le Théâtre impérial de Compiègne démontrent - s'il en était besoin - que les machines asservies peuvent constituer de remarquables outils, intelligemment mis au service de l'éclairage traditionnel et de son écriture.

Là, il ne s'agit pas de mettre en scène le balayage des faisceaux ou la rapidité du changement des positions : dans Carmen, on ne perçoit quasiment jamais le mouvement des projecteurs. Au contraire, les machines automatiques viennent compléter un plan de feu constitué de sources traditionnelles en apportant ce qui fait leur qualité essentielle : la possibilité, à chaque tableau, de reparamétrer les positions, les angles, la netteté, la colorimétrie. Cette flexibilité permet, avec seulement quelques machines, d'enrichir considérablement la construction des lumières tout en faisant l'économie des nombreux projecteurs traditionnels qui auraient été nécessaires pour obtenir le même résultat ainsi que le temps d'implantation et de réglage consécutifs.


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