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Reportages: Camille, la fée électricité COMMANDER Magazine Sono N° 389
Un concert à contre-courant qui mêle avec bonheur lampe à incandescence et machines automatiques - Public  Débutant / tout public
Source: Magazine Sono numéro 389 Page 24 - mai 2013 ::: Texte: Olivier Balagna - Photos: Olivier Balagna -  :::
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Camille, la fée électricité
Crédits
Texte: Olivier Balagna - Photos: Olivier Balagna -

Avec les lumières de Damien Dufaitre pour son dernier spectacle, dont la tournée s'est achevée à Arras après 120 dates, la chanteuse française démontre une fois encore qu'elle est une artiste à part.

Ce pourrait être une réclame de la fin du XIXème siècle pour les premiers bulbes de verre swan ou Edison avec filament à incandescence : Camille enveloppe une lampe de son châle, danse et tourne autour, puis saisit cette source de lumière, la brandit telle la liberté éclairant le monde, l'agite en projetant des ombres mouvantes sur un immense tulle puis, en machiniste avertie, finit par échapper elle-même ce fragile point de lumière vers les cintres. Tel est le début du concert de cette artiste singulière qui renoue avec la tradition théâtrale de la rampe en bord de scène, avec celle des projections du théâtre d'ombres, avec les sources à incandescence que l'on dit « traditionnelles ». mais, on le sait, le théâtre est illusion : le spectacle, en vérité, mêle subtilement les sources classiques, les façons anciennes d'éclairer la scène et l'emploi des machines asservies ou de la projection vidéo. Une création lumière sensible signée Damien Dufaitre mais conçue

:::LE JEU DU TRADITIONNEL ET DU CONTEMPORAIN
Le plateau apparaît plutôt dépouillé. Côté cour, un petit podium circulaire en guise de piste de danse et un praticable qui supporte la contrebasse ainsi que quelques percussions. Côté jardin, une chaise de bois pour accueillir la violoniste et un piano droit dont le mécanisme, les cordes et la table d'harmonie sont apparents. Il est équipé d'un miroir légèrement convexe, permettant au pianiste de voir - comme dans un rétroviseur - la scène à laquelle il tourne le dos, mais aussi d'être lui-même vu et éclairé par réflexion. Un PaR30 illumine la partie basse de l'instrument tandis que des verres emplis d'eau composent un verrillon transparent qui diffracte des reflets vacillants au rythme des vibrations imprimées par le musicien. Puis, à l'arrière-plan, un grand tulle doré referme l'espace scénique. Un vrai décor de théâtre avec ses menus accessoires. Les sources qui éclairent cet espace renforcent cette première impression. Quelques découpes en latéral. En douche, des PaR64 et des PC. au bord du plateau, une découpe, un PC et un projecteur Desisti pour théâtre d'ombres font office de rampe, à la façon de la scène traditionnelle, telle qu'elle a perduré avec ténacité depuis le XVIIe siècle jusqu'à la fin des années 70. autrement dit : les trois plans d'éclairement du théâtre à l'italienne, adaptés il y a un peu plus d'un siècle pour l'électricité.

Puis il y a le point d'orgue de ce dispositif « à l'ancienne » : dans l'axe du plateau, suspendue à un câble électrique monté sur poulie, une simple lampe - une « ampoule » - de 300 W, au filament bien visible. sa hauteur est réglable à vue et l'ensemble peut être échappé vers les cintres. mais il y a ce que l'on voit et il y a aussi ce que l'on ne voit pas. ou pas encore. Et en premier lieu, ce que la présence du tulle laisse pressentir : des latéraux et des douches vont permettre un jeu d'apparitions et de disparitions. Celles du guitariste, placé sur un praticable derrière le tulle ; celles de spectateurs invités à monter sur le plateau au cours du concert et à s'installer derrière la toile pour jouer, vocalement et gestuellement, aux chiens et aux chats.

Il y a ensuite ce qui va descendre des cintres : une grosse ampoule - réplique contemporaine de la petite - réalisée avec un dépoli et du strip-Led RgB à l'intérieur ; une de lampes multicolores (la verte, classique, comme dans les bals populaires) agrémentée de petits fanions. Puis il y a la partie « moderne », plus cachée : des maC aura dissimulés derrière les musiciens pour obtenir des à-plats de couleur sur la surface du tulle ; des maC 700 profile de martin (à arras, c'était des Vari- Lite VL-2500 spot) accrochés dans les cintres pour tracer en douche des cercles nets et intenses ; des atomic 3000, eux aussi derrière les musiciens, pour quelques effets stroboscopiques percutants ; et, en régie, un vidéoprojecteur Robe Digitalspot 7000 DT qui reçoit, via un mediaserver, les images d'une petite caméra placée dans le piano, une sony asservie discrètement posée en bord de plateau ainsi que des séquences vidéos réalisées par Damien Dufaitre.


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