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Reportages: LES AMANTS DE LA BASTILLE COMMANDER Magazine Sono N° 385
UNE SYNCHRONISATION EPOUSTOUFLANTE ENTRE L'HOMME ET LA MACHINE - Public  Débutant / tout public
Source: Magazine Sono numéro 385 Page 36 - janvier 2013 ::: Photos: François Guillet - Texte: François Guillet -  :::
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LES AMANTS DE LA BASTILLE
Crédits
Photos: François Guillet - Texte: François Guillet -

La comédie musicale "Les amants de la Bastille" est un spectacle abouti, au rythme soutenu et à la mise en scène exemplaire. Les recettes de son succès sont quasi unanimement reconnues par les critiques de la place parisienne. En ce qui me concerne, simple spectateur d'un soir, j'ai été fasciné par la maîtrise technique de l'ensemble et la synchronisation exceptionnelle entre la machinerie, les éclairages, les chorégraphies et la projection vidéo. La sérénité affichée d'une telle réalisation sans faille et sans accroc méritait de toute évidence un reportage technique.

Sono Mag : Comment travaillez vous pour tous les mouvements de décor et les effets, est ce du manuel ou de la restitution de mémoires?

Max Dion : Ça dépend, les 4 tampons sont gérés manuellement. on a un grand tampon central qui se décaisse et se surélève, 2 sur les côtés qui se décaissent et un au lointain qui se surélève. Les effets de fumée légère, de carbo (fumée lourde) et de ventilateurs sont eux aussi gérés en manuel avec la petite console DmX. Pareil pour l'énorme pont-levis du final qui a sa propre console. Toute notre conduite est gérée par les tops que nous donne François Chouquet, le régisseur général. Par contre, pour les panneaux, c'est une autre histoire. nous avons 6 panneaux placés sur 3 lignes de machinerie, chacun de ses panneaux bouge de deux manières, en translation Jardin-Cour et en rotation sur son axe central. Chaque panneau a deux faces : vidéo et Versailles, cette dernière est équipée d'un rideau qui peut occulter la partie miroir. L'ensemble est complété par 9 colonnades qui sont déplacées manuellement par des danseurs. Ces colonnes ont elles aussi 2 faces différentes. Pour les panneaux, nous avons au préalable programmé chacune des positions avec un temps de transfert sur cette console. Il y a 80 mémoires différentes.

Cette console a été spécialement faite pour le spectacle?

Max Dion : C'est la société artefact qui a fourni toute la machinerie, à l'exception du pont-levis par Espace et Compagnie. Et pour répondre à la question, oui, la console et le logiciel qui va avec ont été créés tout spécialement pour nous. C'est un standard industriel avec écran tactile modifié pour les besoins de la scène. artefact est un spécialiste de la "grosse machinerie" en tournée, c'est eux qui ont équipé les tournées de mylène Farmer, Johnny Haliday et Dracula.


:::EN COULISSES, LA MACHINERIE
La régie machinerie se trouve à Jardin. Elle est occupée soit par max 2, soit par Ludo. Trois consoles au look artisanal permettent de gérer les mouvements à vue de décor, les effets spéciaux, les mouvements des tampons* ainsi que le fameux pont-levis de la forteresse de la Bastille.

:::LE PLATEAU, LES MOYENS TECHNIQUES ET LE SPECTACLE
Le principe de base du spectacle est une savoureuse alchimie combinant les chorégraphies d'humains et de machines, les uns et les autres habillés de costumes variés et éclatants. Les éléments de décor bougent sans cesse, sans pour autant que cela ne soit lassant ou obsédant, les danseurs et les comédiens en mouvement trouvent leur place dans des volumes qui se créent et se décomposent au gré de l'histoire et des scènes. La lumière est clairement une base de théâtre enrichie "show bizness". Les directions soigneusement choisies et le travail sur les températures de couleur donnent une intensité dramatique qui s'associe à la perfection avec des mouvements de lyres à vue et des pêches dignes d'un opéra rock mégalo. La vidéo est omniprésente mais n'empiète pas sur l'humain, les projections, travaillées et riches sont autant de coups de pinceaux qui, tableau après tableau, dessinent faubourgs, palais, cathédrales et forteresses. Ce sont des décors vivants et brillants qui pourraient illustrer bon nombre de livres d'histoire. Le véritable défi technique vient des projections vidéo et lumières sur et entre des éléments de décor en mouvement sur plusieurs plans de profondeur. Les défis sont multiples, que ce soit en termes de timing, de mouvements, de masques et de médias. Le résultat est tout simplement exceptionnel sur les panneaux de décor, les colonnes, les tulles ou les rideaux. Côté critique, il faut quand même évoquer un rigg un peu surprenant avec des frises insuffisantes qui laissent des sources à vue jusqu'au 15ème rang. Et autant une lentille de VL3500 wash est-elle esthétique, autant les Led d'un Robin 1200 sont agressives à l'oeil en vision directe. même critique sur les barres de Led senzo fixées sur les plans latéraux de décor, certaines sont trop proches de l'arrête du décor, leur légère inclinaison vers le plateau met à vue les Led de la partie supérieure, ce qui attire malencontreusement l'oeil du spectateur.


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