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Dossiers: Dossier formation : L'alternance pour tous en formation initiale et continue COMMANDER Magazine Sono N° 388
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Source: Magazine Sono numéro 388 Page 56 - avril 2013 ::: Photos: Alain-Marc Malga - Texte: Alain-Marc Malga -  :::
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Dossier formation : L
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Photos: Alain-Marc Malga - Texte: Alain-Marc Malga -

La formation en alternance est organisée autour de deux contrats, le contrat d'apprentissage pour la formation initiale et le contrat de professionnalisation qui s'inscrit dans le cadre de la formation professionnelle continue. Chacun de ces contrats est destiné à un public déterminé, avec un objectif précis.

La formation en alternance s'appuie sur l'articulation de périodes d'acquisition de savoir-faire en entreprise, et de périodes de formation théorique dispensées en centres de formation d'apprentis (CFA) ou, dans le cadre des contrats de professionnalisation, par des organismes de formation. Elle est présentée comme un des leviers d'accès les plus efficaces pour intégrer ou réintégrer le monde professionnel.

:::DEUX CONTRATS PRINCIPAUX
Le contrat d'apprentissage se conclue nécessairement en lien avec un centre de formation d'apprentis (CFA) dont les programmes relèvent du ministère de l'Éducation nationale et dont l'essentiel du financement provient des régions. Le contrat de professionnalisation, organisé en fonction des besoins spécifiques des entreprises et financé par le produit des cotisations versées par celles-ci.

:::LE CONTRAT D'APPRENTISSAGE
(textes référents - Articles du code du travail : L. 6221-1 à L. 6225-8 et D. 6222-1 à R. 6226-10) C'est un contrat de travail à durée déterminée de type spécifique conclu entre l'étudiant et une entreprise ou un organisme public. Le contrat peut être signé trois mois avant le début de la formation et jusqu'à trois mois après. Il comporte deux mois d'essai. L'apprenti bénéficie d'un double tutorat : le maître d'apprentissage en entreprise ou organisme public et le t u t e u r pédagogique à l'université. L'apprenti est rémunéré pendant sa formation et l'année d'apprentissage est prise en compte comme année pleine pour la retraite. L'apprenti est rémunéré en pourcentage du Smic en fonction de son âge, du niveau de la formation et du secteur (privé ou public) ; soit pour un apprenti de plus de 21 ans en Licence professionnelle ou en Master professionnel, 61% du Smic dans le secteur privé et 81% dans le secteur public (salaire net et exonéré d'impôt). Sont concernés :

. Les j e u n e s âgés de 16 à 25 ans.
. Certains publics pouvant entrer en apprentissage au-delà de 25 ans (les apprentis préparant un diplôme ou titre supérieur à celui obtenu, les travailleurs handicapés, les personnes ayant un projet de création ou de reprise d'entreprise nécessitant le diplôme ou titre visé).
. les jeunes de moins de 16 ans ayant achevé le premier cycle de l'enseignement secondaire (en fin de 3e).
. Les entreprises relevant du secteur artisanal, commercial, industriel, agricole ainsi que les employeurs du secteur public, du milieu associatif et des professions libérales.

Conclure un contrat d'apprentissage

Ce contrat de travail qui doit être anticipé et abordé avec méthode. La démarche décrit trois phases distinctes d'égale importance:
. Solliciter l'aide des organismes à mission d'accompagnement,
. Trouver un centre de formation d'apprentis (CFA),
. Justifier son embauche auprès d'un employeur. Les chambres de commerce et d'industrie et les chambres de métiers peuvent mettre en relation les futurs apprentis avec les employeurs, et accompagner le montage du contrat dans le cadre de leur mission de développement de l'apprentissage. La recherche d'un employeur doit être menée plusieurs mois avant la rentrée en CFA. Dans sa quête de l'emploi en alternance, l'individu aura intérêt à vanter les vertus du dispositif, des incitations fiscales et sociales avantageuses pour l'employeur. L'apprenti bénéficie d'une rémunération variant en fonction de son âge, et qui progresse chaque nouvelle année d'exécution du contrat. Le salaire minimum perçu par l'apprenti correspond à un pourcentage du Smic (25% pour un moins de 26 ans en première année jusqu'à 78% pour les 21 ans et plus en troisième année). Découvrons maintenant des exemples concrets de cursus en alternance spécifiquement conçus pour accéder à nos professions, dans les domaines du Djing et du spectacle vivant.

Devenir Dj animateur

Première structure du genre en Europe, l'école des deejays de l'UCPA de Lyon est un CFA qui forme au métier de deejay dans le cadre d'un contrat d'apprentissage. Un cursus spécifique au secteur des entreprises du monde de la nuit, clubs, BAM et tous les lieux hybrides contemporains. Au début des années 2000, le CFA formait des animateurs techniciens deejays pour le compte du Club Med et de Pierre et Vacances, mais l'alternance s'est retrouvée confrontée aux règles de la saisonnalité « Les jeunes disparaissaient du CFA quatre mois durant et il nous fallait presque tout recommencer à leur retour, nous indique Pascal Tassy, le directeur de l'école de DJ, mais dans le secteur qui nous intéresse, discothèques et BAM, l'alternance demeure un moyen exceptionnel avec lequel l'apprenti a, dès le premier jour, un pied dans le secteur d'activité et l'autre dans le cursus théorique avec, au terme de 18 mois, l'obtention possible du titre homologué d'Animateur Musical et Scénique (AMS), un diplôme de niveau IV (Bac). » 236 apprentis ont été diplômés sur les 350 présentés à l'examen depuis dix ans (30 sessions - 66,3% de réussite). Et l'échec à l'examen n'est pas un obstacle rédhibitoire pour intégrer la profession. La plupart choisissent la résidence au sein des clubs et BAM à Paris, comme à Miami, Hong Kong, Dubaï, ou Shanghai. Florimond Zipper, major de promo, gère les light et la vidéo depuis six mois au Queen. D'autres on fait le choix de l'indépendance, travaillant régulièrement dans plusieurs établissements, ou ont créé des entreprises, comme Pro-Anim de Christophe Moyne. Certains se consacrent aux shows, tel Sébastien Jurkowski sur les tournées de Joachim Garraud.

Devenir régisseur de spectacle

Toujours à Lyon, le lycée Branly accueillera à la rentrée 2013 le Diplôme des Métiers d'Art (DMA) "Régisseur de spectacle option lumière". Ce diplôme de l'éducation nationale forme des techniciens de régie qui conçoivent et réalisent, seuls ou en équipe, un équipement technique dédié au spectacle vivant. Les étudiants seront en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation (via les GRETA). D'une durée de deux ans, la formation sera assurée en alternance entre d'une part, le lycée Edouard Branly et l'ENSATT, et d'autre part l'employeur de l'apprenti. « Depuis dix ans le Lycée Branly assure une formation Bac + 1 "Technicien polyvalent des systèmes audiovisuels professionnels", nous dit Philippe Charreton, professeur d'électronique. Aujourd'hui, dans le secteur des techniques audiovisuelles, des DMA et des BTS forment des spécialistes d'un domaine précis, mais il n'y pas un grand choix de formations pour le technicien polyvalent. Cette formation délivre les compétences initiales pour installer et exploiter le son, la lumière ou la vidéo. » Les services techniques des collectivités locales sont les catégories d'employeurs les plus à même d'être intéressés par les profils de ces étudiants.

Devenir Dj technicien MAO

L'organisme de formation continue Eanov School va, d'ici la fin 2013, s'ouvrir à l'apprentissage avec une formation en alternance intitulée "DJ MAO technicien son". Une formation sanctionnée par un BTS (niveau 3). Le même titre restant accessible par la voie de la formation continue.

Devenir régisseur son, plateau et lumière

Le Centre de formation professionnelle aux techniques du spectacle (CFPTS), partenaire pédagogique du CFA du spectacle vivant, propose des formations initiales de deux ans en alternance, régisseur son, plateau ou lumière, niveau bac+2, et depuis cette année une formation de technicien lumière, visant à obtenir un diplôme niveau bac. Il dispense aux jeunes sous contrat d'apprentissage une formation générale associée à une formation technologique et pratique de ces métiers.


:::LE CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION
(Textes référents - Code du travail : articles L. 6325-1 à L. 6325-24, L. 6314-1, D. 6325-1 à D. 6325-28) C'est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié. Son objectif est l'insertion ou le retour à l'emploi des jeunes et des adultes par l'acquisition d'une qualification professionnelle (diplôme, titre, certificat de qualification professionnelle.) reconnue par l'État et/ou la branche professionnelle. Les contrats de professionnalisation concernent chaque année environ 600 000 personnes et sont financés pour 2 milliard d'euros (2010) par une contribution spécifique des entreprises. Ils se sont substitués à plusieurs dispositifs (contrats d'orientation, d'adaptation et de qualification). En 2010, la Cour des comptes observait que les contrats de professionnalisation n'avaient jamais égalé les volumes atteints par les anciens contrats. A l'index: la faiblesse des incitations financières, et la carence, de l'État comme des partenaires sociaux, à fixer des objectifs quantitatifs et à informer les entreprises sur le nouveau dispositif.

A partir de 2011, de nouveaux leviers ont été déployés. Des incitations financières renforcées ont été mises en place comme l'augmentation des quotas d'alternants, la réforme de la taxe d'apprentissage, l'exonération des cotisations patronales pour des contrats jeunes supplémentaires dans les PME et l'Aide Forfaitaire à l'Emploi (AFE) pour les demandeurs d'emploi, complétées par une prime forfaitaire pour les 45 ans et plus. Les démarches pour l'enregistrement des contrats ont été simplifiées et les conditions de l'alternance assouplies. Il est également désormais possible de prolonger un contrat de professionnalisation et le dispositif de l'alternance s'est élargi au travail temporaire et aux employeurs saisonniers. Deux ans après, la Cour constate l'impact récent des mesures de soutien mais souligne qu'il subsiste des faiblesses structurelles dans le dispositif. Les jeunes sans qualification professionnelle initialement désignés comme prioritaires sont de moins en moins nombreux à en bénéficier. Les contrats adultes marquent en revanche une légère augmentation avec 32000 bénéficiaires en 2011, soit 18,8% du dispositif.

Retrouvez la suite dans sonomag #388


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