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On ne change pas une équipe qui gagne, pas vrai Raymond, Jean-Pierre Roche a repris tournevis et analyseur pour nous disséquer chaque système, et Ludo, une fois encore, a écouté le son des roulettes entraînées par les coups de butoir des boomers, une vraie passion chez lui. Le test a eu lieu dans le labo de Sono Mag nouvellement créé, et dont les murs sont désormais aimablement fissurés, vous pouvez nous faire confiance. Une fois encore, nous avons panaché les styles musicaux afin de bien cerner la personnalité mais surtout les forces et les faiblesses de chaque ensemble, notre attention ayant surtout porté sur la capacité à délivrer un son de qualité dans tous les cas de figure, même les plus défavorables. A cet effet, nous avons volontairement poussé au taquet chaque modèle, qu’il dispose ou non d’un limiteur intégré, afin de pouvoir précisément décrire le rendu que vous aurez à l’usage, les niveaux étant par définition faits pour être dépassés. Comme vous le lirez plus loin, on a eu des surprises.
Se sont prêtés au jeu par ordre de prix croissant : Kool Sound, Mac Mah, US Blaster, Audiophony, IMG Stage Line, Mac Mah à nouveau, HK avec le Lucas 1000, celui ayant triomphé en 2003, et enfin Yorkville avec le seul ensemble tri-amplifié du lot, ceci expliquant sans doute son prix plus élevé.
Ayant de la suite dans les idées, nous avons utilisé pour partie les mêmes morceaux à dynamique anémique et patate qui éclate d’il y a trois ans, et c’est encore une fois Audika et ses bouchons moulés qui nous ont permis de faire en toute sécurité les plans les plus pendables avec chaque ensemble.
“ Mais c’est quoi le morceau que t’as joué là… Dis voir, tu ne saturais pas un peu DJ Distort ?” Ce choix musical colle peu ou prou au style musical actuel et bien nous en a pris, un certain nombre d’enceintes arrivant à tirer leur épingle du jeu sur des titres à l’arrangement minimaliste, faits pour danser, mais prenant l’eau dès les moindres cordes ou voix un tant soit peu douces.
L’ayant apprécié lors d’un comparatif de doubles lecteurs CD pour sa pêche et sa fidélité, c’est le Denon DN-D6000 qui a servi de source, raccordé à une table Yamaha MG16/6FX.
Nous avons mené le test d’écoute de manière à comparer les ensembles par deux et par gamme de prix ; des différences trop importantes existant entre le plus cher et le moins cher. Cela nous a pris une journée entière, journée pendant laquelle nous avons veillé à ne jamais sombrer dans un élitisme hors contexte avec des boîtes de sonorisation, misant plutôt sur la pêche, la régularité dans la réponse en fréquence et la douceur de rendu dans le haut, une donnée importante dès lors qu’on s’expose à de forts niveaux pendant des périodes assez longues.
Inutile de préciser que l’on a terminé la journée avec des cernes bien creusés et une folle envie de silence, volume n’étant pas toujours synonyme de qualité sonore.
Nous avons aussi noté le bruit propre de chaque système, pas celui généré par l’électronique et se résumant presque toujours à un soupçon de souffle, mais bien à celui produit par les “turbines” de refroidissement qui sur certains modèles ne disposent pas d’un asservissement en fonction des calories à évacuer.
Enfin, il faut reconnaître qu’en trois ans de temps, des progrès ont été accomplis.
Vous aimez la simplicité, détestez les fils, les kilos et les euros en trop, plus que jamais les systèmes triphoniques sont faits pour vous.
C’est parti…
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