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La loi de 1999: La législation sur les micros HF a été définie en 1999 par l’ART, déjà à l’époque en partie sous la pression de Sennheiser France. Cette législation réglemente l’usage des micros sans fil dans la bande 470 à 830 MHz dite UHF qui, à la base, est réservée à la télédiffusion et appartient au CSA.
Dans le monde entier, c’est pareil, cette bande est réservée à la télédiffusion, et les micros HF sont tolérés comme utilisateurs secondaires, c’est-à-dire sans aucune notion de fonctionnement ni de priorité. Techniquement cette bande organisée en canaux de télévision, est coupée en tranches de 8 MHz parce qu’une bande de 8 MHz de large est nécessaire à un émetteur de télévision. Cette loi avait été prévue volontairement par l’ART comme s’appliquant uniquement à l’utilisateur final et non pas aux prestataires ou loueurs et installateurs. Elle définit trois catégories d’utilisateurs : Catégorie A : les grandes radios-télés nationales Catégorie B : les autres sociétés de radio et de télédiffusion, les plus petites, locales, régionales et les productions (de la petite production locale à Phil Collins à Bercy, c’est-à-dire tous types de productions). Et puis l’ART tenait vraiment à définir une troisième catégorie, la C, pour les sites fixes dédiés à l’audiovisuel et au spectacle.
A chaque catégorie d’utilisateurs est attribuée une série de fréquences. Cette réglementation fait aussi intervenir des notions de priorité. L’utilisateur de la catégorie A, qui est le plus important, utilise évidemment sa série de fréquences 1, mais pour se dépanner peut utiliser les deux autres séries. Les utilisateurs de la catégorie B n’ont pas le droit d’utiliser la série de fréquences 1 mais en plus de leurs fréquences peuvent se dépanner sur la troisième série.
La catégorie C des sites fixes doit, elle, se contenter de sa série 3. Le grand espace HF est donc découpé en trois, avec une part pour chacun. Hélas, les fréquences déterminées par l’ART ne sont pas compatibles entre elles. Mais personne ne s’en était plaint, trop content d’avoir enfin une légitimité. Les fréquences n’étant pas compatibles, Sennheiser a fait des calculs de plans de fréquences, les a communiqués à ses clients avec différentes couleurs pour reprendre les catégories : tout allait bien, plutôt bien.
Arrivée de la TNT Dans la bande aujourd’hui de 470 à 830 MHz, on retrouve les émetteurs de télévision analogiques, c’est-à-dire six chaînes sur chaque ville (parfois cinq quand Canal+ est diffusé en VHF). Ces six chaînes occupent chacune un canal de 8 MHz ce qui représente 48 MHz du grand espace disponible. Ces canaux sont perdus, car il est impossible de faire fonctionner un micro sans fil qui émet avec une puissance de 10 mW dans un canal occupé par un émetteur de télé qui envoie 450 kW comme la Tour Eiffel. Aujourd’hui, les émetteurs numériques arrivent dans la même bande et pour le moment tous les émetteurs analogiques sont conservés (on parle de dix ans) pour des raisons de compatibilité avec les millions de postes de télévision qui existent. L’environnement HF va être de plus en plus congestionné. Détection de la TNT Nous avons commencé à réfléchir à ce que l’on pouvait faire avec une priorité : essayer d’estimer l’influence de la TNT sur un micro sans fil. La bande mesure toujours 8 MHz, mais plein pot, c’est une relative horreur !
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