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Actualités: L''Argus Matos:
La cote du matériel audio pro d''occasion
Source: Magazine Sono Page 237 - novembre 2004 - Texte: François Roche -

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Texte: François Roche -
A quel prix peut-on vendre et acheter du matériel audio d’occasion ? La réponse est ici, dans l’Argus matos.L’Argus matos est le fruit d’une longue et très sérieuse étude, où la cote attribuée à chaque produit est basée sur des critères qui reflètent les multiples réalités du marché. En préliminaire, nous vous proposons une petite étude du marché de l’occasion, suivie de notre approche d’évaluation des prix et, enfin, nous vous indiquons comment utiliser au mieux cet argus. Nous avons été aidés par des professionnels : Dispatch le célèbre prestataire parisien et La Boutique du Spectacle et d’autres que nous remercions.

Le marché de l’occasion a plusieurs sources : les prestataires, les magasins ou encore les particuliers. Les prestataires vendent régulièrement une partie de leur parc matériel pour le renouveler. L’état du matériel est très aléatoire mais le prix fixé correspond, généralement, à sa valeur réelle. Ils connaissent l’historique complet de ce qu’ils vendent, les conditions d’utilisation et la durée de vie du matériel. Pour les magasins, l’occasion fonctionne souvent en parallèle du neuf. Très peu d’enseignes françaises sont spécialisées dans "l’occaz’". Néanmoins les offres de reprise ou de dépôt-vente, moyennant l’achat de matériel neuf, sont très fréquentes. Enfin, le domaine le plus connu est la vente entre particuliers, spécialement celui des petites annonces dont les prix inspirent parfois méfiance. Si le marché de l’occasion fonctionne, c’est sur le constat qu’un même produit peut intéresser des acteurs différents, qui n’en auront pas forcément la même utilisation. On comprend facilement que le "haut de gamme récent" soit acheté par des professionnels qui ont l’espoir de rentabiliser leur investissement. Ce matériel mettra un peu de temps avant d’être accessible à des budgets plus "raisonnables"… Curieusement, aucune logique ne régit la vie et le parcours d’un produit en fonction de sa gamme. Des passionnés s’offrent " la Rolls du préamp’", alors qu’on est parfois surpris de trouver du matériel "à pas cher" dans des régies prestigieuses. Pour cette raison, l’évaluation de la cote argus d’un article audio nécessite l’exploration de tous les terrains d’échanges. Il faut effectivement tenir compte de paramètres beaucoup plus subjectifs que la qualité de fabrication, l’origine du produit, le type d’utilisation ou le prix du matériel neuf pour en évaluer sa cote. Certaines réputations plombent les prix, tandis que certains mythes les font s’envoler… De là découle l’effet de mode : "La précision chirurgicale du numérique ou la chaleur de l’analogique" trouvent tour à tour des opposants. Ces débats techniques contribuent à l’image du produit, il en ressort une tendance qui donne raison aux "pros" ou aux "anti" selon que la cote sera estimée à la hausse ou à la baisse. Les fabricants ont également beaucoup d’influence sur le marché de l’occasion : le lancement d’un nouveau produit ou l’arrêt d’une gamme conditionnent la seconde vie du matériel. Le point de départ de l’argus a été la saisie des prix : les petites annonces diffusées dans la presse spécialisée, les listings des professionnels (prestataires et magasins) et enfin Internet, source aussi vaste que périlleuse. La base était à peine constituée qu’elle affichait déjà ses limites : le prix d’annonce n’est pas le prix de vente, et donc comment pondérer ces moyennes obtenues et justifier le résultat final ? Tout simplement en allant confronter ces résultats sur le terrain et en recueillant un maximum d’informations sur les produits. Afin de coller à la réalité, nous avons donc rencontré les pros. Leur expérience a été très précieuse, leurs récits d’erreurs et d’anecdotes ont été aussi instructifs que récréatifs… Merci à tous pour votre disponibilité et vos compétences ! Armés de ces prix de vente et d’informations précises, nous avons donc pu établir des critères de décote, mais également isoler les exceptions qui échappent à ces critères. Voici donc quelques outils… Dans la forme, l’argus affiche par types de produits, la marque et la référence du modèle. Un astérisque indique si le produit est toujours au catalogue. Trois colonnes de prix permettent de donner une fourchette selon l’état. Le prix moyen concerne un état normal, tout fonctionne, il ne manque rien. Le prix le plus élevé est réservé aux produits irréprochables, proches du neuf, voire même encore sous garantie. Enfin, le prix le plus bas se rapporte à un article dont il manque des pièces, qui nécessite un peu de maintenance ou simplement très fatigué. La gamme des prix représentée dans l’argus est très large. On remarque que la décote n’est encore une fois pas régulière. Proportionnellement, le prix d’une console à 250 € neuf diminue moins que celui d’une console à 80 000 €. Ceci pour des raisons de diffusion… Et aussi de budget ! L’acheteur d’une console à 80 000 € n’est pas à 100 € près sur la revente. Par contre, l’acheteur à 250 €… D’où une surestimation constante des produits d’entrée de gamme. De manière générale, le matériel a un prix qui correspond à une gamme, qui correspond à un marché, qui correspond à des utilisateurs qui ont des attentes. La qualité et la fiabilité du matériel restent associées à son prix. Donc, on ne peut pas considérer de la même façon une console dont le prix neuf est égal à celui d’une DI d’une autre marque, et une console qui coûte plus cher que votre voiture… D’ailleurs, on trouve régulièrement des annonces dont les prix dépassent la valeur neuve. Plusieurs raisons à cela : d’abord, le manque de réalisme sur l’évolution des prix neufs dû, par exemple, à la baisse d’un prix catalogue lors de la sortie d’un nouveau produit, ou à l’agressivité des sites de VPC curieusement rédigés en allemand… Il y a aussi le budget serré qui fait qu’on s’accroche à chaque euro qui permettra de financer notre prochain achat. Malheureusement, on perd de l’argent, c’est la règle… Dernière raison, les arguments douteux… Merci le “Vintage” ! Enfin, il faut être conscient de ce que l’on achète ou de ce que l’on vend. Ce qui souffre le plus, en utilisation normale, c’est la mécanique. Le matériel de sonorisation, régulièrement soumis à des conditions d’exploitation difficiles, est une des principales victimes. La santé d’un micro dépend essentiellement de sa fragile capsule et il vaut mieux être renseigné sur le prix des pièces. Le renouvellement du crossfader est également courant après l’acquisition d’une table DJ. L’exception vient cette fois du matériel provenant de studio ou de home-studio, généralement plus préservé. L’objectif de cet argus n’est pas d’imposer des prix. Son but est d’être un repère pour ceux qui ont du matériel à estimer. Suite à notre exploration du marché de l’occasion audio, nous avons pu réunir les éléments qui nous permettent d’évaluer le matériel. C’est pourquoi nous surveillons pour vous les mouvements qui s’effectuent. Vous pouvez également contribuer à l’évolution de l’argus en communiquant le résultat de vos transactions et vos remarques à francois.roche@sonomag.com. Toute information sera une pierre supplémentaire à l’édifice et un pas de plus vers la réalité du marché ! François ROCHE

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