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Comprendre: Le DMX
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Source: Articles internet - août 2006 ::: Texte: Nicolas Ahssaine -  :::
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   Table des matières:

 Page 1:  Le DMX
 Page 2:  le multiplexage
 Page 3:  DMX 512
 Page 4:  Appareillage DMX


Le DMX

Pour gérer la lumière en spectacle il faut une commande à distance des fonctions des appareils d'éclairage. Qui dit commande à distance, dit plusieurs choses: Des informations, couramment appelées données (data en anglais)ou mots de commande. Pour nous, ce sera l'intensité d'un gradateur, la couleur d'un faisceau, la position d'une lyre . Une manière d'écrire(et de lire) les données. Un mode de transport des données. Définir clairement tout cela, c'est justement le rôle du protocole de transmission de données, qui dans nos métiers (de la lumière) s'appelle le DMX.

:::D comme digital : technologie numérique

Cela concerne donc la façon dont les données sont écrites (ou lues). Numérique signifie que les informations de commande sont écrites sous forme de quantités.
Intérêt du numérique
Le numérique permet d'éviter les erreurs dues au transport des données, contrairement à l'analogique.

Dans le domaine de l'analogique, la commande est une valeur de tension (ou de courant) proportionnelle à la valeur réelle souhaitée: la commande est une analogie du phénomène que l'on veut obtenir. Cela signifie que si le signal de commande parvenant au récepteur est parasité ou affaibli, ces mêmes défauts seront interprétés comme faisant partie intégrante de la commande (voir figure 1).

Le protocole analogique courant de l'éclairage de spectacle s'appelle le 0/10 V. Dans ce cas, pour allumer un gradateur à 40%, on génère une tension de commande équivalent à 40%, c'est-à-dire 4V (40% de 10V = 4V). Si le signal parvenant au récepteur n'est plus que de 3,5V après avoir traversé le réseau de câblage, notre gradateur ne s'allumera qu'à 35%.

Et imaginez un peu les soucis si on tient compte des parasites, et qu'on parle non plus de l'intensité d'un gradateur mais de la position d'une lyre.

En numérique, chaque mot de commande est codé en binaire, c'est-à-dire écrit au moyen de caractères nommés bits qui ne peuvent prendre que 2 valeurs: 0 ou 1. Binaire veut dire 2 possibilités.

On fait donc transiter les informations sous formes d'impulsions électriques «0 ou 1». Au bout de la ligne, si le signal a été perturbé, il sera facile de l'analyser et de le reconstituer de manière parfaite sans aucune erreur. En effet, en appliquant un seuil de détection à la lecture du signal, il nous suffit de dire qu'une tension inférieure au seuil équivaut à un 0, et que toute tension supérieure au seuil équivaut à un 1 (voir fig. 1).


:::Figure 1
Figure 1 : la différence entre l'analogique et le numérique apparaît ici clairement en termes d'interprétation du signal de commande.

Ecriture en binaire

Puisqu'en numérique, les données sont écrites sous formes de nombres, nous devons apprendre à traduire des nombres suivant le langage du numérique qui s'appelle le binaire.

Pour écrire un nombre en binaire, on réapprend à compter en base 2 au lieu de compter en base 10. La base 10 est celle qu'on utilise naturellement depuis l'enfance.

Par exemple, en base 10, 1977 s'écrit: 1977 = 1x1000 + 9x100 + 7x10 + 7x1. On décompose facilement chaque nombre en unités, dizaines, centaines. c'est-à-dire en puissances * de 10.

Puissance de 10

104

103

102

101

100

Résultat

10000

1000

100

10

1

En base 2 le principe est exactement le même, sauf que lieu de compter jusqu'à 10 (donc de 0 à 9) pour passer d'une puissance à l'autre, on compte jusqu'à 2 (donc de 0 à 1).

Ecrire en binaire, nous l'avons dit, c'est écrire au moyen de caractères nommés bits qui ne peuvent prendre que 2 valeurs: 0 ou 1.

Le DMX est un protocole 8 bits, ce qui signifie que chaque mot de commande contient 8 bits appelé octet (byte en anglais, attention aux confusions). Nous utiliserons donc les huit premières puissances de 2, soit 20 jusque 27.

Puissance de 2

27

26

25

24

23

22

21

20

Résultat

128

64

32

16

8

4

2

1

Pour écrire un nombre en binaire, il nous reste à le décomposer en puissances de 2, en commençant par la puissance la plus élevée (en base 10, on compte les milliers avant les centaines).

Pour écrire 97 en base 2, on décompose ainsi:

97 = 0x128 + 1x64 + 1x32 + 0x16 + 0x8 + 0x4 + 0x2 +1x1, ce qui nous donne bien:

97 = 0 + 64 + 32 + 0 + 0 + 0 + 0 + 1 = 97, pas de problème.

En utilisant le tableau ci-dessous, cela donne:

27

26

25

24

23

22

21

20

128

64

32

16

8

4

2

1

0

1

1

0

0

0

0

1

Et voilà, on obtient l'écriture binaire de 97: 01100001. C'est bien un mot de commande contenant 8 caractères 0 ou 1: c'est un octet.

On comprend maintenant certaines choses relatives au DMX. Par exemple, quelle est la valeur maximale que l'on peut obtenir en binaire avec 8 bits?

Très simple à écrire.

27

26

25

24

23

22

21

20

128

64

32

16

8

4

2

1

1

1

1

1

1

1

1

1

. et à calculer aussi: 1x128 + 1x64 + 1x32 + 1x16 + 1x8 + 1x4 + 1x2 + 1x1 = 255.

On retrouve bien ici nos 256 valeurs possibles (de 0 à 255) pour un canal DMX, et l'on trouve déjà que le monde est plus beau.

Mais si mes souvenirs sont exacts, j'ai déjà fait quelque chose de semblable sur mes machines avec ces huit tout petits interrupteurs. S'agissait-il de la même chose? Oui et non, il s'agissait bien de coder un nombre en binaire, mais ce nombre n'était pas une information de commande, mais une adresse. Et de cela, nous en parlons tout de suite.

 



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